3> Nouvelle Calédonie

Kanala, terre Kanak

 

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Nous avons pris l’avion sans encombre, le vol s’est bien passé. L’arrivée à Nouméa s’est faite sous la pluie. Christiane, une connaissance originaire d’Arzal (… que nous ne connaissions pas !), est venue nous chercher pour nous amener chez elle, au dispensaire de Canala, où son mari travaille comme médecin. C’est la première fois qu’on a un accueil à l’aéroport, quel bonheur !

La route est sinueuse et longue sous une pluie battante. Du coup les cartons chargés sur le toit sont foutus. Ah, ces fameux cartons ! On se prend bien la tête avec !

Ce premier jour nous découvrons la Nouvelle Calédonie. Tour au marché de Canala. Les légumes sont abondants mais très chers. Les gens très agréables et souriants. C’est un bourg très petit entouré d’une douzaine de tribus kanaks. Sa réputation n’est pas très bonne dans la région. Alcool et cannabis font des ravages… Nous éviterons de sortir de nuit.

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Nous restons quelques jours à Canala, histoire de prendre nos marques, de nous organiser et de régler quelques points administratifs.

Nous avons fait une première sortie en vélo. Nous avons pu apprécier la route relativement tranquille du dimanche avec le salut de tout le monde. Le climat en ce moment est assez maussade, nous attendons avec impatience le retour du soleil. En attendant, notre programme ravi les enfants : cuisine, bricolage, lecture, dessins animés. Jaf et Chris sont aux petits soins pour nous. Ca fait du bien d’élargir notre noyau familial de quatre. Leur expérience des voyages à vélo, entre autres, est super enrichissante.

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Ici, c’est la rentrée… du vélo

Vendredi 5 septembre

Nous avons quitté Canala au bout de 4 jours. On était tellement bien reçu, et puis la météo nous a pas aidé à nous dépêcher de quitter les lieux. Nous avons pris la direction du Nord à bord d’un taxi pour effectuer les 20 premiers km afin de réduire un peu la distance de la première étape qui nous amène au dispensaire de Kouaoua.

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Première surprise : la conductrice du taxi refuse qu’on la paie ! Les km suivants sont effectivement difficiles, comme prévu. Quand deux charmantes femmes nous proposent de monter les vélos dans le pick-up jusqu’en haut du col, j’accepte avec plaisir, d’autant qu’Ewen commençait à craquer. 500m plus haut, Oliv, qui avait pris de l’avance, est également embarqué, à bord d’une camionette. Le col était effectivement bien haut et nous avons réellement perdu notre entrainement et pris du gras en van. Arrivée à Kouaoua vers midi, nous nous posons près d’une plage. Des enfants s’approchent, curieux. Ewen a passé un bon moment à jouer avec eux à grimper dans les arbres, faire la course, jouer au foot.

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L’étape du lendemain s’annonçait très dure, elle a été très très dure ! 60 km très raides mais très beaux, univers minier et désertique. Pause déjeuner dans une source, les enfants ont bien patouillé. L’après-midi, la côte était interminable mais le haut de la montagne hallucinant. Les photos rendent-elle l’atmosphère ocre vert de la montagne ?

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A Poro, un gars sympa nous propose de nous héberger, on aurait accepté avec plaisir si on n’avait pas été attendus à la caserne de pompiers de Houaïlou. Quand on y arrive enfin, il fait presque nuit.

Un peu mal à l’aise, nous faisons notre première « coutume » : il s’agit d’une tradition où l’hôte offre un présent à la personne qui lui offre l’hospitalité. Le cadeau est composé d’un manou, un bout de tissu, quelque chose à manger (tabac, café ou igname) et d’un billet. Les pompiers ne sont pas plus à l’aise que nous, ambiance un peu tendue. Ils ont déjà accueillis des gens qui faisaient le tour du monde et qui ne leur ont laissé qu’une carte postale. Notre fatigue n’aide pas à briser la glace. Il nous faudra refaire une coutume pour ne pas rester sur cette première, un peu guindée.

Ils nous préparent à manger mais sans le partager avec nous. Communication laborieuse. Nous dormons dans un algeco qu’ils ont libéré pour nous et repartons au matin.

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La fatigue de la veille n’a pas complètement disparu et c’est déjà fourbus que nous repartons vers Ponérihouen. On nous a annoncé deux cols, nous les attendons en serrant les dents.Au final, l’étape de 50 km était assez facile, heureusement car nous n’avions plus de jus. Première nuit en tente dans un camping au bord de l’eau. L’endroit est magnifique, le camping est disons, minimaliste… Il y a quand même des farés, petites cases recouvertes de feuilles de palmiers avec de grandes tables pique-nique en-dessous.

 

Le monde des clowns (poissons)

Lundi 8 septembre

La nuit aura été tranquille personne dans le camping, juste un couple à l’autre bout, et un petit chien qui gambade pour nous chiner de la nourriture.

Le lendemain, le rangement prend toujours un peu de temps. Nous partons tranquillement vers Poindimié, petite bourgade un peu plus touristique. Mo sa sa c’est le camping où nous resterons ce soir. Aujourd’hui nous arrivons sur l’heure du midi ce qui nous laisse le temps de nous organiser et de farnienter au bord de l’eau avec petite baignade en famille le long de la barrière de corail. Nous n’avons pas l’habitude de ces plages avec un platier et un tombant. C’est magique. Notre seul regret est de ne pas avoir de masque de plongée pour voir tout ça qui déjà nous émerveille à l’œil nu. Heureusement, nous recroisons le couple du camping de Ponérihouen qui nous prête gentillement un de leur masque. Ils viennent de Martinique et explorent tous les fonds marins autour du « cailloux » (ainsi est nommée la grande terre). Souvent le spectacle devant nous est magique avec ces nombreux petits îlots entourés de sable blanc. Je m’empresse donc et fonce vers les fonds juste au bord de cette barrière et là, des milliers de petits poissons de toutes les couleurs sont là à m’attendre ! C’est magnifique, j’essaie quelques photos mais le résultat est bien loin de la réalité, mais donne une vague idée.

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Poisson pied rouge

Poisson pied rouge

Drôle de poisson

Drôle de poisson

La sueur au front, lenteur des réseaux, mais nous revoilou !

Non, nous ne mollissons pas sur les news ! Depuis que nous avons quitté Ounebatch, côte Est, impossible de trouver des connexions internet. Alors voici un long article pour nous faire pardonner !

Jeudi 11 septembre

Par l’intermédiaire de Christiane et de Jaf, nous avons été accueillis chez Evelyne et Jean-François à Poindimié. Arrivés dimanche midi, l’après-midi est un bonheur: ils ont un canoë gonflable avec fond transparent et habitent au bord de la plage. Nous partons en exploration. Ewen est au comble du plaisir, lui qui veut faire du kayak depuis un moment. Pour Méline, c’est top aussi, elle peut découvrir ce qu’est le tombant et le platier et voir des poissons sans savoir nager.

Evelyne et Jean-François sont aussi une belle rencontre. Ils ont tous laissé du côté de Grenoble à quelques années de la retraite pour venir enseigner le dessin technique en lycée professionnel. Nous devions camper dans leur jardin, ils nous offrent une de leur chambre et leur hospitalité.

Il y a des jours où la route nous offre ce qu’il y a de meilleur. Mardi était de ces jours là ! Après une journée de repos chez Evelyne et Jean-François, passée à regarder la pluie, faire l’école et discuter, nous sommes repartis parés de nos k-way et pantalons de pluie.

Une jeune femme nous arrête sur le bord de la route, nous laisse son numéro de téléphone et nous propose de dormir chez elle. Comme elle habite à Poindimié, et que nous venons de le quitter, ce ne sera pas possible. Alors elle nous invite à déjeuner avec elle, elle est orthophoniste dans les dispensaires de la région. Nous nous donnons rendez-vous au dispensaire de Touho. Entre temps, nous recroisons Jean-François, de retour de ses cours au lycée.

Au dispensaire, nous discutons longuement avec un médecin venu de la Martinique qui vient remplacer Jaf qui termine son contrat au dispensaire de Canala à la fin de la semaine.

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Nous arrivons à Hienghène en fin d’après-midi, chez babou. Le camping est au poil pour nous : minimaliste et chaleureux. Les gérants jouent à la pétanque pendant qu’un gars peints son carnet de voyage. Un autre nous accueille par un : « ah, enfin ! » comme s’il nous attendait. L’endroit est magnifique, ce qui ne gâche rien. Après avoir monté les tentes, Oliv part chercher de quoi faire un petit bbq. Les enfants sont également ravis car il y a là une chienne avec ses six adorables chiots, Ewen a choisi son préféré et se montre d’une douceur incroyable. Une table éclairée est à disposition, ce qui favorise les échanges et discussions.

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Le lendemain matin, nous partons pour une balade à pied pour découvrir les environs, accompagnés de la chienne. Baignade et plongée à la superbe plage du billet de 500 F (c’est la plage qui figurait sur l’ancien billet). L’après-midi, nous louons deux canoé pour explorer la mangrove, les lindéraliques (formations basaltiques majestueuses) et la « poule », site mythique de Hienghène.

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Ce qu’il faut préciser, c’est qu’Ewen nous tanne depuis deux mois pour faire du canoë.

Après la mangrove, nous passons à la pleine mer. Au large, nous approchons une grosse tortue.

Il est assez tard quand nous rentrons après ces près de quatre heures de pagaie non-stop. Elles ont une bonne tête nos journées de repos !

A l’arrivée, nous retrouvons David et Valérie, qui nous ont prêté le masque.

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Jeudi, nous repartons en fin de matinée, croisons les gars du camping partis à vélo et qui ont crevé au bout de quelques km, notre voisin de tente qui vit au camping à l’année et qui est prof à Hienghène et retrouvons Amandine, la charmante orthophoniste qui nous a offert le repas à Touho l’autre jour. Avec tout ça, nous quittons Hienghène assez tard et l’après-midi s’avère plutôt difficile. Mais la route est superbe. Il est près de 18h et nous ne sommes toujours pas arrivés à Colnett.

C’est là qu’arrivent David et Valérie, avec leur clio. Ils embraquent les enfants, je prends le vélo d’Ewen, Oliv le mien et David le pino. Les derniers km ont filé !

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Le relai de Ouanebatch est LE spot de snorkeling (plongée palme-masque-tuba). Avec le matériel prêté par David et Valérie, Oliv et moi partons en exploration tandis que les enfants jouent sur la plage. La plongée est magique : des bancs de poissons multicolores, des récifs magnifiques, des gorgones, des étoiles de mer… et même une tortue que nous suivons un moment. Quel régal ! Nous sommes émerveillés.

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Il est près de midi quand nous quittons le camping. Alors nous nous arrêtons manger de délicieux paninis juste à côté. Même si l’étape n’est pas trop difficile, 60 km en une après-midi, ça fait beaucoup et c’est encore bien tard que nous arrivons au pied du col d’Amos. La gérante est aimable comme une porte de prison et son camping a été, mais n’est plus… ambiance étrange et lourde fatigue. Nous regrettons de ne pas nous être arrêtés au camping juste avant, chez un grand-père qui avait l’air beaucoup plus chaleureux. Tant pis.

L’étape du samedi est particulièrement difficile, il s’agit d’une des cinq transversales de l’île. Il faut traverser la montagne… A midi, nous sommes déjà cuits, il fait une chaleur accablante, la route est monotone et il n’y a pas d’ombre. Après 65 km de souffrance, nous arrivons épuisés à Koumac.

Il est près de midi quand nous quittons le camping. Alors nous nous arrêtons manger de délicieux paninis juste à côté. Même si l’étape n’est pas trop difficile, 60 km en une après-midi, ça fait beaucoup et c’est encore bien tard que nous arrivons au pied du col d’Amos. La gérante est aimable comme une porte de prison et son camping a été, mais n’est plus… ambiance étrange et lourde fatigue. Nous regrettons de ne pas nous être arrêtés au camping juste avant, chez un grand-père qui avait l’air beaucoup plus chaleureux. Tant pis.

L’étape du samedi est particulièrement difficile, il s’agit d’une des cinq transversales de l’île. Il faut traverser la montagne… A midi, nous sommes déjà cuits, il fait une chaleur accablante, la route est monotone et il n’y a pas d’ombre. Après 65 km de souffrance, nous arrivons épuisés à Koumac.

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La patronne du camping est une fois encore pas aimable. Nous cherchions, au mieux un lit, au pire, un camping calme avec internet. Raté, la nuit s’avère bruyante, il y a une salle de fête à côté et c’est samedi soir… et internet ne marche pas. Niveau repas, c’est un peu la soupe à la grimace, nous n’avons plus grand chose alors on sort les sempiternelles pâtes au thon. Sympa pour un 13 septembre ! Un peu de blues pour moi, qui aurait envie d’être entourée de la famille et des amis.

Le lendemain, repos, on est morts. Les deux dernières nuits ont été mauvaise et les trois derniers jours fatiguant. Bon, le repos, on ne connait pas alors on va faire un tour à la grotte, soit disant à 6 km, mais en fait plutôt le moitié plus. Et il pleut. Bbq le midi, mais toujours sans alcool, les magasins ne vendent pas d’alcool le week-end et les jours fériés, par arrêté préfectoral. Je crois que ça n’embête que nous puisque les locaux s’organisent autrement en achetant leur alcool en semaine ! Nous sommes très sceptiques de l’efficacité d’une telle mesure.

Pluie presque tout le dimanche. Heureusement que nous sommes abrités dans un faré avec une grande table et de la lumière. David et Valérie nous retrouvent en fin d’après-midi, ils se demandaient si nous avions survécu à la transversale où ils nous avaient croisé. Même en voiture, les vacances sous la pluie, c’est pas rigolo. Ils n’ont pas trop le moral, on mangé les km jusqu’à la pointe de Poingam. Cet endroit, réputé paradisiaque, leur a semblé bien morne. Fatigués, ils ont réservé une nuit dans un lit. On se prend à rêver aussi de ça !

Mais pour nous, c’est encore une grosse étape de vélo…Ewen commence à pester ! 56 km, encore. Oui, Ewen, nous irons au bout de l’île !

Plusieurs jours à arriver tard le soir dans les campings, ça use. Le site de lundi soir était bien improbable : le relais de Golonne. Prendre à gauche à 400m, OK, à partir de là, rien. Nous suivons une piste sur plusieurs km, longeant la mangrove et une piste d’aviation. Arrivés au bout, le gérant nous informe que le relais est fermé pour travaux. Nous insistons un peu pour qu’il nous laisse poser nos tentes. Compréhensif, il accepte. Il nous a croisé le matin à Koumac. Bel endroit malgré qu’il soit en travaux, au bout d’une presqu’île avec une belle vue sur la baie de Néhoué. Petite plage rien que pour nous. Nous aurons même droit à une douche chaude et une table de jardin. Royal ! On a vu bien pire. Le lendemain matin, il refuse qu’on le paie. Quand on a vu ensuite la distance qui nous séparait encore du camping Bora-Bora où nous comptions aller, on l’a béni encore plus !

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Destination finale : la pointe de Poingam et son relais que beaucoup nous ont conseillé, au bout du chemin du bout de la piste du bout de la route. Ambiance bout du monde, tricolore : bleu – rouge-vert. Le bleu de la mer et du ciel, le rouge de la terre et le vert des niaoulis à perte de vue.

Nous nous sommes offert la table d’hôte deux soirs de suite, besoin de repos et d’une nourriture un peu plus recherchée que nos pâtes au thon.

Nous n’avons pas été déçus : on a super bien mangé, pour un prix raisonnable, avec de la bonne musique et en compagnie de personnes intéressantes et voyageuses.

Jeudi, nous quittons la pointe en « pouce-vélo », ça marche assez bien, malgré notre chargement important. De Koumac nous comptons mettre les vélos dans le bus direction Nouméa puis les îles.

 

Du coté de l’ouest, Koné

Vendredi 19 septembre

Nous quittons ce superbe endroit qu’est Poingam pour nous diriger vers Koumac. Et comme d’habitude les chiens des campings se prennent d’affections pour nous et nos vélos jusqu’à un moment où des gens de Nouvelle Zélande que nous avions rencontré la veille nous prennent en stop ou plutôt juste Ewen et Solenn, moi (Oliv) et Méline continuons de pédaler pendant une bonne demi heure avant de se faire prendre aussi à l’arrière d’un 4×4. Mais nous ne ferons qu’une vingtaine de km, pour repartir à vélo une nouvelle fois pour une dizaine de km afin que quelqu’un nous prenne et nous emmène à destination. Tout se passe bien, les gens s’arrêtent assez facilement et nous allons tous nous retrouver à la médiathèque de Koumac. Nous prenons le temps de faire un peu de net, faire les courses, téléphoner… L’après-midi passe très vite et nous décidons d’aller camper chez une tribu Kanac. Nous y sommes accueillis chez l’habitant style Kanac, douche à l’extérieur froide et au seau toilette du même style. Nous serons logés dans une espèce de cabane faite de bâche et de cartons. La famille est très accueillante et nous discutons de longs moments ensemble sur leur façon de vivre dans le partage et le respect de chacun. La coutume que nous avons faite avant le repas, par envie, sans obligation, s’est faite tout simplement, dans un style détendu et a été très appréciée je crois. Nous partageons le repas avec toute la famille, nous serons une dizaine à table avec tous les enfants et parents. Cette rencontre nous ravi et nous aide à comprendre plein de chose sur les habitants et la façon de vivre des Kanacs.

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Le lendemain nous repartons vers la gare routière pour prendre le bus direction Koné. Il est encore tôt et décidons de faire un peu d’école sur une table de pique-nique à coté de l’arrêt de bus. Le bus de 11H45 arrive avec pas mal d’avance mais beaucoup de gens sont déjà là pour prendre le ticket et nous attendons l’autorisation avant de mettre les vélos dans les soutes. Petit stress car il y a déjà beaucoup de bagages, il nous faut caser le Pino. Tout rentre, ouf ! Nous partons tranquille, sur Koné où nous attend Lucie, une amie d’Estelle. Nous roulons jusqu’au lotissement à un peu près 6 Km de là en plein brousse au milieu de rien. Ce qui fait un peu bondir notre urbaniste en chef (so) qui nous trouve cela hallucinant.

Rencontre, partage,skype et administratif seront au menu cette belle soirée. Et oui, nous profitons du confort internet et téléphone pour régler les prochaines étapes de notre périple.

Samedi 20 septembre

Aujourd’hui, compétition de beach voley sur une plage mangrove du coté de Koné. Ambiance plutôt sympa, musique zouk reggae au programme. Je devais aussi compléter l’équipe de voleyeurs, moi qui n’ai pas joué depuis plusieurs années. Le premier match est une catastrophe et les suivants, malgré une lègère amélioration de notre cohésion de groupe, ne s’avère pas mieux. Enfin le dernier match contre une équipe encore plus nulle que nous, si si !! On a même gagné, quel exploi ! Nous partirons avec un panier de fruits et légumes, sympa ! Bonne journée de rigolage.

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Le soir nous mangeons tous ensemble entourés du nouveau né et d’un petit enfant qui écourte un peu la soirée. Pas facile cette période d’enfants en bas âge, pas mécontent d’être passés à autre chose ! Allez, bonne nuit, à plus tard cher blogeurs et blogueuses.

La ville à vélo, c’est pas du gâteau !

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Mardi 23 septembre

Le lendemain, Solenn et Ewen partent en promenade avec Stèph, Loic, Mélissa et Manec (les voisins de Steph et Lucie) sur les hauteurs de Pouembout. Petit trip super sympa avec des collègues de boulot de Steph. Nous avons droit à des explications sur la géologie et l’histoire de Pouembout,.l’ancienne exploitation minière de chrome. La balade se finit en safari 4×4 sur des pistes peu praticables. Pas trop dans notre « éthique » mais insolite. Belle lecture de paysage sur les hauteurs, l’agriculteur présent nous explique son exploitation en contre-bas.

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Moi réveillé un peu plus tard, je resterai en compagnie de Lucie et Méline pour faire l’école.

Pendant la journée nous organisons aussi notre arrivée à LA VILLE. Nous pourrons nous faire héberger à Nouméa chez des amis de nos amis. C’est extraordinaire, cette chaine de solidarité qui se créé.

Lundi matin levé 5h30, pour tout remballer et entamer les 6 km qui nous séparent de la gare routière de Koné. Et nous voilà direction Nouméa pour un trajet de 4h. Nous y retrouvons un couple en tour du monde à pied et transport en commun rencontré à Poingam, marrant le hasard des rencontres.

Nous restons l’après-midi dans le centre de Nouméa afin de régler quelques détails techniques, magasin de vélo notamment. On nous avait prévenu, il y a deux Nouvelle-Calédonie : Nouméa et la brousse. On le confirme. Les nombreux conseils d’éviter Nouméa à vélo étaient judicieux. Après presque un mois « en brousse », le retour à la ville est difficile et fatiguant. Nous mettons la pression à Ewen pour qu’il soit extrêmement vigilant. Les automobilistes ne font pas du tout attention à nous, nous rasent. Nous nous rendons encore plus compte du plaisir à pédaler que nous avons eu pendant notre périple en province Nord : routes, en bon état, peu fréquentées, vue superbe, mer toute proche, automobilistes sympathiques et encourageants.

Fin d’après-midi, direction le quartier de Koutio dans une maison en bois en construction. Ce chantier nous rappelle bien des souvenirs de notre construction.

Mercredi, embarquement pour l’île des Pins jusqu’à dimanche. Même en bateau, voyager avec des vélos est compliqué ! Il faut les amener au fret la veille. Bref, comme les escargots, on se déplace avec notre maison sur le dos, c’est pas toujours simple mais c’est comme ça. On se déplace à sa vitesse (celle de l’escargot !), c’est ça qui nous plait dans ce voyage.

 

L’Ile des Pins

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Parfois, on hésite à publier des articles dans le blog…

Trop dure la vie !

 

On est sur un nuage

Dimanche 28 septembre

Le Betico 2 nous ramène de l’île des Pins après cinq jours d’évasion. Ce séjour sur une île de l’île clôture ce beau mois en Calédonie.

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Au camping, nous avons retrouvé des amis connus sur le Caillou. Encore une fois, hasard des rencontres et plaisir des retrouvailles.

Nous avons eu de la compagnie pour l’anniversaire d’Ewen, c’est le plus beau cadeau pour lui. Le soir, nos voisins de tente ont improvisé un gâteau d’anniversaire avec un bout de cake tartiné de nutella. Le midi, c’est une orange qui a servi de support aux neuf bougies, orange partagée en quatre, c’était mignon.

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Et devinez ce qu’il a eu comme cadeau : un casque neuf…

Quel bonheur de découvrir l’île à vélo, c’est un condensé du meilleur de ce que nous avons vécu en Calédonie : côtes superbes, plages paradisiaques, fleurs aux parfums enivrants, jardins bien entretenus.Et pour ne rien gâcher peu de circulation et peu de côtes.

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Ewen s’est fait des copains de son âge. C’est la première fois qu’il en a l’occasion depuis notre départ, autant dire qu’il était content. On ne l’a pas vu beaucoup.

Ce soir, nous sommes accueillis par des amis d’amis de Steph et Lucie. Demain, préparation des vélos en vue de l’avion qui nous amène en Nouvelle Zélande mardi. Il paraît que les néo-zélandais sont tatillons sur la proporeté, nous allons donc laver tentes, sardines, chaussures et vélos.

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2 Commentaires

2 réflexions sur “3> Nouvelle Calédonie

  1. Michel

    Olivier
    Mes amis m’ont dit que tu avais eu un contact cahotique avec leurs fils je te passe de nouveau ses coordonnées. Fais en bon usage, ils sont embêtes de ce contretemps. Bon séjour a nouméa. Michel

    romain Dravigny , fils d’un ami de Péaule. Il est gérant d’un Quick à Noumea et vit sur un bateau. Il a un bon réseau de connaissances dont il vous fera profiter avec plaisir.
    Quick, route de l’anse vata. Son tél local : 79 00 98
    directeuransevata@sodec.nc

  2. patrice

    Nouméa 1985 que de beau souvenir pour moi de voir votre aventure

    Patrice

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