9> Mexique

Mexico Mexiiico, sous le soleil qui chante yyyy

 

Vol un peu mouvementé mais todo bien. Arrivée à Cancun en début d’après-midi. Nous avions repéré un hostal dans le centre de Cancun, bonne pioche, l’endroit est très agréable et les patrons super sympas. Une bonne nuit de sommeil dans une chambre climatisée (et oui, il fait entre 25 et 35°!), on prend le temps de remonter les bici tranquillement le lendemain matin.

Cancun a des airs d’Etats-Unis : KFC, MacDo, pizza hut, drives. Nous redécouvrons la notion de « grande surface », ça a du bon, on retrouve des produits variés. On fait l’acquisition de brassards pour Méline et de lunettes de plongée pour Ewen, ça fait longtemps qu’ils en rêvaient ; maintenant qu’on a laissé manteaux et gants à Lima (merci Myrian), il y a plus de place dans les sacoches.

Cancun est un drôle d’endroit. Le centre-ville est à peu près « normal » mais la « zone hotelière » est un concept à part. Il s’agit d’une route, remblayée, de 30 km de long qui s’avance d’à peu près 10 km sur la mer, formant une lagune-marina à l’intérieur. De part et d’autre de cette route, des hôtels rivalisant d’artifices pour attirer le client. Nous traversons cette zone comme des extra-terrestres, visiteurs d’un monde qui n’est pas le notre. Tous ce luxe, ces artifices. On se croirait à Miami. C’est peut-être pour ça que les gens parlent américain et nous disent les prix en dollars.

Dire qu’au début, le site, la nature devait être belle… Il reste la plage de sable fin à l’eau chaude et cristalline mais il ne faut pas trop élargir le cadre de la carte postale. On doit surement beaucoup à l’association de protection du littoral qui a beaucoup lutté en Bretagne contre la bétonisation.

Franchement, de les voir entassés dans ces hôtels sans charme, ça ne donne pas envie d’être riche ! Pour moi, le luxe est de visiter le site inca de Pisac au petit matin, sans personne ; de dormir à la belle étoile sur une plage tranquille ; de se faire accueillir par des gens qu’on ne connaissait pas la veille…

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Nous continuons notre route vers le Sud, pensant longer la côte. Erreur, nous nous retrouvons sur le bas-côté d’une autoroute très passante, très bruyante, bombardés de messages publicitaires nous vantant les mérites de telle ou telle résidence touristique, tel ou tel parc d’attraction. La culture maya a été « parcd’attractionisée », un peu à la manière des néozélandais et leur culture maori. Tout est business, notamment les restes du passé. Ici, tout est possible pour peu que tu aies les pezettes : nager dans une rivière souterraine, faire de la tyrolienne au-dessus de l’eau, nager avec les dauphins, faire du jet-sky, spa, massage, j’en passe et des meilleurs. Sauf que nous, on a juste envie de se poser simplement au bord de la plage, se baigner, faire des châteaux de sable. Le long de cette autoroute, les rares accès à la mer sont bloqués par d’énormes porches d’entrée d’hôtels et leurs vigiles. Puerto Maroma, accès à la plage : 100 pesos/personne (environ 6€)… On passe notre chemin ! On rêve de nos belles plages belliloises, certes pas chaudes, mais tout aussi transparentes, et surtout d’accès libre.

Sur la carte, il y avait un camping indiqué Camper ? Ça fait bien marrer les gardes des résidences de luxe ! Nous poussons donc jusqu’au bourg de playa del carmen, ne sachant pas trop où poser nos sacoches dans ce monde mercantile. Et c’est là qu’apparaît notre petit miracle du jour : Diego est là, assis sur un banc, les yeux pétillants à la vue de nos montures. « j’adore les vélos, si je peux vous être utiles, de quoi avez-vous besoin ? » « ben justement…on cherche un endroit où dormir » Ni une ni deux, il nous invite chez lui, une chambre, deux lits, une douche chaude, des serviettes moelleuse…le bonheur ! Le plus drôle dans cette histoire c’est qu’une fois n’est pas coutume, j’avais fait plusieurs vaines demandes à des warmshower. C’est là qu’on rencontre le meilleur des warmshower, celui qui n’est pas inscrit et qui t’invite spontanément.

Nous restons une deuxième nuit chez lui puis reprenons notre chemin, emplis de ses « buena onda », ses bonnes ondes comme il le répète souvent.

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Le métier de Diego : faire des cadres, il a même mis son vélo en cadre, c’est dire s’il l’aime !

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Nous sommes désormais à Tulum, de belles ruines à visiter.

Tulum, les vacances au paradis

Nous avons quitté les cabanas du rancho tranquillo, certes tranquille avec bien arboré mais ambiance trop « américaine ».

Les ruines mayas de Tulum sont très belles, surtout parce qu’il est édifié dans un site naturel exceptionnel, en bordure de la mer des Caraïbes aux couleurs turquoise et sur un promontoire rocheux qui met les bâtiments particulièrement en valeur. La plupart des monuments avaient des fonctions cérémonielles. Le site est entouré de grandes murailles.

On y est allés un dimanche, jour de gratuité pour les Mexicains, du coup il y avait un peu de monde mais le site est assez grand.

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Ensuite nous avons pris la route direction la réserve et nous avons trouvé un camping vraiment très « peace ». Tout de suite, on y a senti les bonnes vibrations, gens souriants, cuisine les pieds dans le sable avec des bonnes odeurs, hamacs. L’emplacement qu’on nous propose est sur la plage, bercés par le bruit des vagues.

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Tellement bien qu’on n’a pas pu partir le lendemain ! De toute façon, on n’avait pas l’autonomie en nourriture pour aller dans la réserve.

Quelques courses plus tard, nous voici prêts à affronter la réserve de Sian Ka’han. Au départ, nous sommes un peu déçus car comme sur le reste de la côte, l’accès à la mer est le plus souvent privé. Mais quand on arrive à y accéder, quel régal ! La mer est belle et chaude. Deux nuits de bivouac, la première planqués, la seconde carrément sur la plage dans le bourg de Punta Allen, confrontés à un sacré vent à en décoller les tentes. L’eau aura été notre souci n°1, avec cette chaleur, on boit beaucoup et en dehors des résidences privées et des hôtels, il n’y a pas grand chose.

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Sortis de la réserve, on ne peut s’empêcher de retourner au camping Chavez. On y est reçus comme des vieux amis, invités à une soirée pizza. Quel bonheur ! David, le gérant, nous propose une tente familliale où l’on peut se tenir debout, ouah !

Le lendemain, on profite de la voiture de deux Français pour se faire promener vers Akumal. Belle journée en compagnie, ça fait du bien aux enfants qui ont d’autres personnes à enquiquiner, brassage de culture avec un brésilien, une argentine, deux autrichiens, des français. Baignade dans un cénote ouvert sur la mer.  Les cénotes sont des puits d’eau douce naturels, résurgence des nappes phréatiques. Pas trop de poissons mais l’endroit est beau. Nous retournons ensuite sur la plage où nous avions vu une tortue. Apparemment, c’est la plage à tortue. Les gens paient des gars qui leur mettent des gilets de sauvetage et un masque et leur montrent les tortues. En bons resquilleurs français, on va voir les tortues par nos propres moyens. Et c’est assez facile. Les enfants ont aussi pu nager avec elles, extra comme expérience. Il y avait aussi toutes sortes de poissons de toutes les couleurs, des raies, des poissons perroquets. De retour au camping, bien sur, Ewen retourne à l’eau !

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Le lendemain, toujours pas moyen de prendre la route, c’est pas tous les jours qu’on se sent aussi bien dans un endroit. Oliv et Ewen aident Dom a ramasser les algues sur la plage (phénomène récent, la nature commence à être saturée d’urbanisation). Dom est un Français qui a décidé de prendre la vie du bon côté, pas mal bourlingué de part le monde, il vient ici passer régulièrement quelques mois. Beaucoup des résidents du camping sont là pour un moment, une fois qu’on a trouvé le paradis, dur d’en partir, alors ils reviennent. Chacun a son petit talent : fabrication et vente de bracelets, de macramés, massages, vente de vêtements… Il s’agit de gagner un peu d’argent pour vivre modestement. Le temps passe si vite à ne rien faire, ou pas grand chose. Un soir, nous avons fait une séance de yoga, les pieds dans l’eau, en famille, avec un couple yogi super gentil. Un beau moment, un de plus dans notre boite à souvenir qui se remplit.

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Avant de prendre la direction du Sud, vers Le Bélize, nous faisons un crochet vers le centre de la péninsule du Yucatan, pour visiter le site de Chichen Itza.

La route est nettement moins fréquentée que sur la 2×2 voies Cancun – Tulum mais assez ennuyeuse, toute plate, il fait une chaleur impressionnante, heureusement, nous avons le vent dans le dos. La péninsule du Yucatan vient tout juste d’être couronnée « région la plus chaude du monde ».

Halte à Coba où il y a des vestiges maya et un cénote mais on se réserve pour Chichen Itza, il faut avouer que les enfants ne courent pas après les vieilles pierres… Nous plantons notre campement sur un parking en herbe, solution plutôt économique mais les chiens voisins étaient un peu trop bruyants.

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Le lendemain, nous courons vainement après un « gran cénote », les kms passent, les panneaux ont été mensongers, ça nous énerve toujours ça. Pour couronner le tout, Oliv casse deux rayons sur le pino, la première fois en huit mois de voyage, et à vrai dire, la première fois tout court. Les vélos ont tiré dur dans la réserve et au camping, avec la piste ondulée, le sable et le sel.

En désespoir de cause, on s’arrête à un cénote à l’entrée de Valladolid. Bonne pioche, l’endroit est désert et magique, l’eau fraîche du fond de la caverne nous fait un bien fou. On adopte la « cénote attitude », on essaiera d’en faire plein d’autres, avec cette chaleur, c’est indispensable.

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A Valladolid, on se pose dans un hostal bien sympa, avec une petite piscine. Deux bonnes journées pour s’occuper des vélos, réparer la roue du pino (il va sans dire que le modèle n’est pas conventionnel et qu’on a eu du mal à trouver un réparateur!). Dans le centre de Valladolid, il y a un grand cénote, moins intime comme ambiance mais toujours aussi agréable.

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P1020492 Ils sont malheureux ces enfants !

Chichen Itza

Chichén Itzá fut probablement, au xe siècle, le principal centre religieux du Yucatán ; il reste aujourd’hui l’un des sites archéologiques les plus importants et les plus visités de la région. Le site a été classé au patrimoine mondial de l’UNESCO en 1988, et a été élu, le 7 juillet 2007, comme l’une des sept nouvelles merveilles du monde après un vote controversé organisé par la New Seven Wonders Foundation.

Au centre du site, une pyramide très impressionnante de 24m de haut. L’orientation et la construction de la pyramide sont telles qu’au moment précis des équinoxes de printemps et d’automne, le soleil produit avec les arêtes de la pyramide une ombre portée qui fait croire que les grosses têtes de serpents au pied des escaliers de la pyramide sont prolongées par le corps ondulé d’un serpent.

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On a beaucoup aimé l’observatoire (également appelé caracol ou escargot en espagnol), qui permettait aux Mayas d’étudier le mouvement des étoiles dont ils avaient une connaissance très précise. Superbes sculptures sur les bas-reliefs.

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Le grand terrain de jeu de balle est aussi très impressionnant. On pense, en s’appuyant notamment sur les grandes fresques en bas reliefs qui entourent le terrain, que lors des grandes fêtes une équipe représentant les forces de l’inframonde (symbolisées par des jaguars) affrontait une équipe représentant la lumière (sous la forme d’aigles) avec une balle en caoutchouc. Le match pouvait s’étendre sur plus d’un jour et selon les explications des guides sur place, la tête du capitaine de l’équipe gagnante était tranchée par le capitaine de l’équipe perdante. Pour les Mayas, c’était un grand honneur ; la tête était ensuite empalée dans le mur prévu à cet effet juste à côté du stade de pelote. Le terrain de pelote présente des caractéristiques acoustiques surprenantes. Si l’on produit un son (par exemple en claquant dans ses mains) à droite du terrain, on peut entendre 7 échos. De l’autre côté, en se positionnant à la gauche, on peut entendre 9 échos.

(sources : wikipédia !)

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Le côté moins sympa du site, c’est d’être en permanence alpagés par des vendeurs d’artisanat, bijoux, vêtements…, une vraie plaie, tous les mêmes objets à vendre, les mêmes phrases pour attirer le client, il y en a des centaines. Ils soufflent dans un objet qui imite le bruit du jaguar, une vraie plaie !!! Difficile de ressentir l’âme du lieu avec tous ces marchants du temple. Mais le site vaut vraiment le déplacement.

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Route, chaleur mais au bout Bacalar, les couleurs du bonheur

De Valladolid, nous reprenons la route direction Felipe Carrilo Puerto. Chaleur, vent de face et platitude sont au rendez vous pour ces trois jours. Les bas-côtés sont quasi tous brulés, pas très joli comme paysage. A force d’avoir la tête dans l’eau, Ewen a attrapé une otite céreuse, c’est plutôt douloureux et ça l’empêche de bien dormir. Après avoir vainement tenté de trouver des hébergements dans les petits villages traversés, nous nous faisons inviter dans une petite pièce vide qui nous permet de trouver un peu de repos, de quoi nous laver. La veille, nous avions fait un bivouac à la nuit tombante et sans eau, pas très reposant. Après plusieurs pétages de rayons, nous arrivons enfin à Carrilo puerto. Rien a voir. Une ville où nous ne ferons que passer et nous reposer. Pour ça, nous avons eu le nez de choisir un petit hotel avec piscine et clim. Nous en profitons pleinement.

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Ensuite nous reprenons la route et décidons de faire les 80 bornes jusqu’à Laguna Azul. Une petite réserve est indiquée sur la carte avec un camping. Arrivés presque à destination, on nous dit que le camping est fermé et que la personne qui s’en occupe ne travaille plus trop, étrange. On décide quand meme de tenter notre coup, on verra bien, au pire on fera du camping sauvage. Au détour d’un chemin de terre de quand même 3 km nous arrivons à ce fameux camping supposé à l’abandon. Nous rentrons, des petites cabanas sont disposées ça et là et personne à l’horizon. Au fond de sa caravane, un viel homme seul, un peu abimé, vit là. Pas de souci pour la nuit, nous pouvons dormir où bon nous semble. Un petit endroit tranquille au bord de la lagune.Petit bain, Méline fait ses premiers coups de nageoire sans brassards, on est fiers. Au menu du soir, pates entourées d’une nuée de moustiques, à ne pas pouvoir ouvrir les yeux lorsqu’on allume nos frontales, impressionnant !

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Le lendemain une trentaine de bornes nous séparent de Bacalar. Déjeuner dans un resto avec asado de pollo et lomo au menu (poulet et bœuf grillé au bbq).

On se fait arrêter par un mec en 4×4 qui tient un camoing cabana et qui nous invite une nuit ! La class ! Un truc que l’on ne se serait jamais offert vient à nous. On a même le droit au repas du soir concocté par sa femme qui est Espagnol. Délicieux, ça nous fait du bien de manger avec table et haise et les pieds sous la table à se faire servir.

Nous serions bien restés une nuit de plus mais la cabana a été reservée pour la nuit d’après, ici, c’est aussi le pont du 1er mai. Du coup après une bonne matinée d’averse – et oui c’est la saison des pluies qui commence- nous reprenons les vélos pour revenir à Bacalar qui se trouve à 5 Km environ.

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Bacalar est une petite ville située au bord d’une lagune encore épargnée par la débauche consumériste. Calme et traquillité rythment notre quotidien en ce moment. Nous sommes les pieds dans l’eau dans un petit hostel « chez Lulu » où règne une ambiance très familliale. On a encore du mal à décoller tellement on y est bien. C’est comme si on avait une piscine naturelle aux couleurs turquoises, dans le jardin. L’eau est à peu près à 30° pas trop besoin de réfléchir pour piquer une tête dès le petit matin .

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Nous avons aussi profité du 4*’4 des propriétaires qui se rendaient à Chetumal pour emmener la roue du Pino à réparer. On a pu changer les 32 rayons qui cassaient un à un. J’espère que cet épisode pénible est bien fini. Voilà il est maintenant le temps pour nous de reprrendre la route direction le Bélize.

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